Masque Lor, Iles Duke of York, Nord de la Péninsule de la Ga - Lot 362

Lot n° 362
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Estimation :
8000 - 12000 EUR
Masque Lor, Iles Duke of York, Nord de la Péninsule de la Ga - Lot 362
Masque Lor, Iles Duke of York, Nord de la Péninsule de la Gazelle Archipel Bismarck, Papouasie-Nouvelle-Guinée Début du XXe siècle Bois sculpté, pigments, fibres végétales H. : 31.5 cm Provenances : Collection particulière, Adelaide, Australie Collection Joost & Truus Daalder, Australie, acquis dans les années 1990 « Tout art est l’expression d’une civilisation. Notre art reflète la civilisation européenne. De même, les Océaniens ont créé un art à l’image de leur pensée et de leur vie. » (Michel Rauzier « L’affiche ethnographique », Gradhiva, hiver 1989-1990, n°7, p.92.) Richard Parkinson est le premier à avoir donné une description détaillée de ces masques. Selon lui, les Tolaï avaient deux types de masques Lor. Les masques en bois et les cranes surmodelés. Il ajoute qu’ils étaient utilisés dans le cadre d’échanges cérémoniels et, jadis, pour des spectacles publics nommés au cours desquels les porteurs de masques tournaient lentement et en silence autour des danseurs. Ils apparaissaient lors de danses liées aux cérémonies funéraires nommées tambaran kakao au cours desquelles il représenterait l’esprit en ayant initié les fondements. (Anthony Meyer (Paris)). Taillé dans un bois léger, le visage aux traits minimalistes arbore une puissante austèrité, une quasi férocité, conférée par le jeu de plan entre le front en relief, légèrement bombé, délimitant nettement et strictement une arcade sourcilière linéaire horizontale, et les bas du visage en retrait aplanie. Les yeux circulaires largement évidés intensifient la portée du regard figé. Le nez épais triangulaire jaillit en relief. La bouche aux fines lèvres est entrouverte. L’ensemble de la surface comme traditionnellement dans le corpus restreint, est recouverte de pigments blancs, symbolisant chez les Tolai, la mort et le monde des esprits. Apparaissent des résidus de pigments noirs associés à l’initiation et la transformation spirituelle, de rouges liés à la fertilité, à la vie (in. Papouasie Nouvelle-Guinée, les papous à Paris. Melpa, Mudmen, Chambri, Trobriands, musiques et danses, 20 juin 1990, P.20-22). Plus rares les pigments bleus, résultants généralement de l’utilisation d’agents azurants importés, revèlent un sens encore inconnu aujourd’hui. Sa riche coiffe tressée de fibres végétales a été conservée.
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