Statue Hemba République démocratique du Congo - Lot 360

Lot n° 360
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Statue Hemba République démocratique du Congo - Lot 360
Statue Hemba République démocratique du Congo Patine brillante, manques typiques au niveau des hanches, patine crouteuse épaisse par endroits Dimensions : H. : 66 cm - L. : 17 cm Provenance : Collection privée française Expertisé et acquit auprès de Madame de Monbrison certificat manuscrit et tampon « Simone de Monbrison, ARTS ANTIQUES ET PRMITIFS, 11 rue des Saints-Pères, Paris VI° » Vivant au Sud-Est de la République Démocratique du Congo, sur une terre située entre le fleuve Congo (à l’Ouest) et le lac Tanganyka (à l’Est), les Hemba ont essentiellement célébré et honoré leurs ancêtres masculins de haut rang, ont invoqués leurs esprits afin de protéger leur société. Effigies sacrés, médiateurs éminents entre les aïeux prestigieux et les vivants de la communauté, ces statues incarnaient la jonction entre le passé et l’avenir de la communauté. Elles remémoraient l’histoire du clan, de sa lignée, tout en attestant, tout en légitimant le pouvoir et la possession de la terre. Connues et nommées chez les Hemba sous le nom de singiti (ou lusingiti au singulier), elles étaient précieusement conservées au sein de sanctuaires qui leur étaient consacrés (LaGamma, Heroic Ancestors, 2012, pp.225-270). A la hauteur de leur valeur, à la grandeur de leurs vertus dont elles étaient animés, répond le procédé particulier de leur création. Les singiti, étaient uniquement sculptés par le ngoongo dans un bois qui leur était spécifiquement dédié, nommé le muvula (chlorophora excelsa), une essence plantée devant le foyer du chef de clan et qui jouait le rôle « d’autel végétal » pour les cultes ancestraux. Possession sacrée de chaque chef de lignage hemba, elles participaient à la mémoire, et à la construction généalogique du clan en incarnant un aïeul particulier. En leur présence un rituel lié au culte des ancêtres, était supervisé par les chefs, de son déroulement, de son rigoureux ordonnancement et sa qualité d’exécution, dépendait la bienveillance des esprits des aïeux sur l’ensemble de la communauté des vivants. A leur prestance imposante, à leur stature élégante et puissante répond le pouvoir dont elles étaient chargées, et l’importance de l’esprit nommé misi qui, à travers elles, était investis. Sa stature forte, ses volumes musclés intensifient sa prestance, sa dignité. L’élégance et la subtilité de la finesse de ses détails magnifient sa puissance et son statue de haut rang. Sa patine noire, brune laquée, aux surfaces légèrement crouteuses témoigne des rituels d’invocation passés dont elle a été honorée. Le visage d’un naturalisme idéalisé, aux traits fins, harmonieux présente un front bombé, parfaitement lisse, les arcades sourcilières surplombant les yeux mi-clos accentuent la beauté de leur forme en amande étirée, aux paupières délicatement ourlées. La belle patine brillante, foncée sur l’arête fine du nez triangulaire, reliée subtilement aux arcades sourcilières arquées, renforce remarquablement la finesse de ses traits saillants. La douceur bienveillante du sourire qu’elle esquisse est accentuée par les reflets foncés de la patine de ses lèvres lippues, conférant à l’effigie un humanisme saisissant. La subtilité des traits, en particulier, de ses sillons nasogéniens marqués, vivifient le personnage d’un réalisme surprenant. La coiffe est annoncée par un diadème frontal surélevé enserrant la tête, magnifiant la forme arrondie du visage. Richesses d’ornementations détaillées, insignes de prestige symbolisant remarquablement le haut rang du personnage incarné. Le diadème est constitué d’une série de motifs carrées gravés, en son sommet, tandis qu’un collier de barbe en léger relief composé de deux rangées de petits carrés en relief parcourt la mâchoire inférieure. La coiffure ample, en une large coque tendue vers l’arrière, est constituée d’un chignon circulaire sophistiqué. Traversée par deux tresses nouées formant un nœud central elle correspondrait, d’après l’étude de François Neyt, à une coiffe de type «6 E». Le cou massif et cylindrique présente une légère excroissance en relief, suggérant la pomme d’adam, affirmant la masculinité, elle révèle le réalisme recherché, animant la sculpture d’ancêtre une véracité d’existence puissante. Les courbes et contre courbes juxtaposées, successives entre le creux du thorax et l’abdomen généreux et bombé, caractéristique stylistique typique de la statuaire Hemba, intensifient remarquablement sa posture, sa vitalité dynamique. Une légère asymétrie au niveau des épaules suggère le mouvement, conférant à l’œuvre un caractère quasiment vivant. Les bras détachés du corps légèrement fléchis, aux mains posées délicatement sur le bas ventre attire le regard, sur cette gestuelle symbolique forte, sur l’ombilic en r
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